Budget de l’État · loi de finances et exécution

Le budget de l’État, voté puis dépensé.

Où vont les crédits de l’État, mission par mission et programme par programme, ce qu’il encaisse, comment le solde se creuse mois après mois, ce que disent ses indicateurs de performance, sa cotation environnementale et son aide au développement. Montants en euros courants, tels que publiés par la Direction du budget, la DGFiP et la DG Trésor.

Les mots du budget

Lire un budget de l’État en six notions

L’accueil du site montre les comptes nationaux de l’Insee, toutes administrations confondues. Ici, c’est le budget de l’État seul, dans sa nomenclature à lui : celle que vote le Parlement et que suivent les comptables publics.

Mission

Une grande politique publique (Défense, Enseignement scolaire, Justice…). Le Parlement vote les crédits mission par mission. Une mission peut relever de plusieurs ministères.

Programme

Le découpage d’une mission confié à un responsable (souvent un directeur d’administration centrale), avec ses objectifs et ses indicateurs. Le programme est l’unité de gestion : on peut déplacer des crédits à l’intérieur, pas entre programmes sans texte.

Action

Le détail indicatif d’un programme (par exemple « Enseignement en lycée »). Les montants par action sont une prévision : le gestionnaire peut les redistribuer en cours d’année.

AE et CP

Les autorisations d’engagement (AE) plafonnent ce que l’État peut engager dans l’année, y compris pour des contrats payés sur plusieurs années. Les crédits de paiement (CP) plafonnent ce qu’il peut payer dans l’année. Un grand marché d’armement pèse beaucoup en AE l’année de sa signature, puis en CP au fil des livraisons.

Budget général et comptes spéciaux

Le budget général porte l’essentiel des dépenses. Les comptes d’affectation spéciale (pensions, participations financières…) isolent des recettes dédiées à une dépense ; les comptes de concours financiers retracent des prêts et avances (dont les impôts locaux avancés aux collectivités) ; les budgets annexes des services qui vendent une prestation (contrôle aérien, Journal officiel).

PLF, LFI, exécution

Le projet de loi de finances (PLF) est déposé à l’automne ; la loi de finances initiale (LFI) est ce que le Parlement vote, parfois très différent ; l’exécution est ce qui a réellement été encaissé et payé. Les données détaillées ouvertes ici sont celles du PLF 2025 ; l’exécution vient des situations mensuelles.

PLF 2025 · par destination

Où va le budget de l’État

Chaque rectangle est une mission, sa surface est proportionnelle à ses crédits. Cliquez sur une mission pour voir ses programmes, puis sur un programme pour ses actions.

Toutes les missions et leurs programmes

PLF 2025 et exécution 2025 · par nature

Payer des agents, verser des aides, rembourser des intérêts

La même dépense, rangée cette fois par ce qu’elle achète : les « titres » de la loi organique. Budget général hors remboursements et dégrèvements d’impôts, en milliards d’euros.

Prévu (PLF 2025) et payé (exécution 2025), par titre

PLF 2025, crédits de paiementExécution 2025 (situation de décembre)

Le détail par catégorie (PLF 2025)

La nature des dépenses de chaque mission

PLF 2025 · recettes

Ce que l’État prévoyait d’encaisser

Les recettes du budget général sont publiées brutes : une partie est rendue aux contribuables (remboursements et dégrèvements), une autre est reversée aux collectivités et à l’Union européenne (prélèvements sur recettes). Ce qui reste finance les missions.

Les quinze premières recettes fiscales

Recettes non fiscales et prélèvements sur recettes

Comptes spéciaux : recettes prévues en 2025, et prévisions 2026 et 2027

Situation mensuelle de l’État

Le budget exécuté, mois par mois

Chaque mois, la DGFiP publie le cumul des recettes encaissées et des dépenses payées depuis le 1er janvier. Une courbe par année.

Solde budgétaire

Du solde publié à ses composantes

Les situations mensuelles depuis 2010, en PDF

    Rapports annuels de performance 2025

    Les indicateurs de performance, et leurs cibles

    Chaque programme se fixe des objectifs mesurés par des indicateurs, avec une cible votée et une réalisation publiée l’année suivante. Le classement « cible atteinte », « amélioration » ou « absence d’amélioration » est celui de l’administration. Un écart à la cible n’est pas une faute : une cible peut être ambitieuse, le contexte peut changer, un indicateur peut être mal choisi.

    Résultat des indicateurs, mission par mission

    Les plus grands écarts à la cible, en points de pourcentage

    Où la réalisation 2025 manque

    Tous les indicateurs

    Budget vert · PLF 2026

    Ce que l’État cote favorable ou défavorable à l’environnement

    Chaque dépense (crédits, dépenses fiscales, taxes affectées) est cotée par l’administration sur six axes : climat (atténuation, adaptation), eau, déchets, pollutions, biodiversité. La cotation globale résume ces six axes. Elle dit l’effet attendu, pas un effet mesuré.

    Par type de dépense

    Les plus grosses dépenses cotées favorables

    Les plus grosses dépenses cotées défavorables

    Par mission

    Aide publique au développement · 2018–2024

    L’aide publique au développement déclarée par la France

    Les déclarations de la France au Comité d’aide au développement de l’OCDE, ligne à ligne : dons, prêts, contributions aux organisations multilatérales. Depuis 2018, l’OCDE compte l’aide en « équivalent-don » : un prêt n’y compte que pour sa part de faveur par rapport à un prêt aux conditions du marché.

    Aide déclarée chaque année

    Premiers pays bénéficiaires

    Par secteur

    Par organisme déclarant

    Par instrument

    Comptabilité générale de l’État · 2016–2025

    Ce que l’État possède et ce qu’il doit

    À côté du budget (encaissements et paiements de l’année), l’État tient une comptabilité d’entreprise : un bilan (bâtiments, routes, participations, créances d’un côté ; dettes et provisions de l’autre) et un compte de résultat (charges et produits rattachés à l’année). Montants recalculés à partir des balances des comptes publiées par la DGFiP.

    Actif

    Passif

    Situation nette (actif moins passif)

    Résultat patrimonial (produits moins charges)

    Données manquantes

    Ce qui n’est pas publié

    Ce que les fichiers ouverts utilisés ici ne permettent pas de savoir, et qui pourrait le publier.

    Méthode

    Lire ces chiffres sans se tromper

    Un projet, pas une loi

    Le détail par mission, programme et nature vient du projet de loi de finances 2025 déposé en octobre 2024. La loi de finances finalement promulguée en février 2025, après la censure du gouvernement, en diffère. Les montants d’exécution viennent des situations mensuelles, qui ne descendent pas au niveau des missions.

    Remboursements et dégrèvements

    La mission « Remboursements et dégrèvements » (– prévus) n’est pas une politique publique : c’est l’impôt rendu (crédits d’impôt, trop-perçus, dégrèvements de taxe d’habitation…). Elle est exclue par défaut des graphiques de dépenses, comme dans la présentation « nette » du budget.

    Pas d’addition entre périmètres

    Le budget général, les comptes spéciaux et les budgets annexes se versent de l’argent entre eux (par exemple les cotisations employeur de l’État au compte « Pensions »). Les additionner compterait deux fois les mêmes euros : ils sont montrés séparément.

    Cumuls et mois

    Les situations mensuelles sont des cumuls depuis janvier. Le mode « mois par mois » est la différence entre deux cumuls successifs : il peut être négatif (régularisations, remboursements). La situation d’avril 2024 est arrêtée au 24 avril, comme dans le fichier publié.

    Indicateurs de performance

    Les écarts en points ne sont calculés que pour les indicateurs en pourcentage dont la réalisation et la cible sont des nombres compris entre 0 et 100. Le sens souhaité (hausse ou baisse) n’est pas toujours renseigné : l’écart est affiché tel quel, le classement reste celui de l’administration.

    Comptabilité générale

    Bilan et résultat sont recalculés en sommant les soldes des comptes de la balance par poste. Ils peuvent différer à la marge du compte général de l’État certifié par la Cour des comptes (retraitements, engagements hors bilan).